Bucarest touristique ne signifie pas uniquement de musées, d`immeubles historiques, de rues pleines d`histoires de jadis. Bucarest dispose aussi d`un réseau de santé qui, malheureusement, a été moins promu ou qui, quand on en a parlé, a été présenté en couleurs sombres. Ce réseau de santé peut transformer la Capitale de la Roumanie dans une destination parfaite pour ceux cherchant de traitements et de thérapies médicales de qualité. À ce jour, nous parlerons sur la médecine du cerveau, une branche sensible dans laquelle Roumanie peut se vanter avec de professionnels d`exception.

Le plus grand hôpital de psychiatrie du pays se trouve dans un quartier marginal de Bucarest, à Berceni. Parmi les immeubles communistes, il ya une location sur laquelle nombreux disent d`être « une ville au cœur d`un quartier ». Il a sa propre vie et se conduit après des règles très bien établies. Il s`agit de l`Hôpital Clinique de Psychiatrie « Prof. Dr. Al. Obregia ».
L`histoire derrière l`hôpital
Derrière cet hôpital de niveau international, repose une histoire fascinante qu`il devrait la découvrir.
Le 2 juin 1892, une loi établissant la construction « d`un grand hospice systémique d`aliénés près de Bucarest » a été donnée.
Partant de cette loi, le connu professeur Alexandru Obregia (1860 – 1937), avec le soutien du premier-ministre de l`époque – Gheorghe Grigore Cantacuzino (1832-1913), est venu avec la proposition pour que l`institution médicale soit bâtie sur le terrain détenu par Eforia des Hôpitaux Civils, un terrain situé entre Filaret et Văcărești. L`initiative s`est transformée dans une loi, qui a été adoptée le 10 mars 1906.
Il est important à mentionner que l`implication du prince Cantacuzino est liée aussi du fait que le dernier était un bon connaisseur de l`administration de Bucarest, dans le contexte dans lequel, pour presque une année (avril 1869 – janvier 1870), il a occupé le fauteuil d`édile de la plus importante ville du pays.
Suite à toutes ces démarches, sous le règne de Carol I (Carol I de Roumanie, Prince de Hohenzollern-Sigmaringen a régné entre les années 1866 – 1914), la construction de ce grand hôpital commence, l`État Roumain mettant à la disposition le montant de 2.500.00 lei. Il est prévu pour que l`hôpital incluse 900 lit de 2nde classe et 80 lits de 1ère classe.
Suivant les plans conçus par Prof. Obregia, les travailleurs ouvrent le chantier en 1907. La Première Guerre Mondiale retarda les travaux, l`hôpital étant inauguré à peine en 1923.
Thérapie en travaillant
Le premier nom de l`unité médicale a été l`Hôpital Central et celui qui l`a conduit a été Alexandru Obregia. Jusqu`en 1930, Prof. Obregia s`est dédié en totalité à cet hôpital, appliquant une série de thérapies conçues à améliorer la santé de ceux atteints de problèmes mentaux.
La thérapie par le travail était extrêmement utilisée par l`équipe coordonnée par prof. Obregia, quelque part derrière l`hôpital étant développées de vraies cultures agricoles travaillées par les malades. Prof. Obregia avait la conviction que, par telles activités, les patients étaient aidés à se soigner plus vite.
En 1930, Prof. Obregia est remplacé, et à la direction de l`hôpital vient Constantin Ion Parhon (1874 – 1969), médecin endocrinologue et neuropsychiatre avec une vaste expérience. Parhon a repris la fonction après que 13 ans ait conduit l`Hôpital Socola de Iasi (1917 – 1930). L`arrivée de Iasi du réputé spécialiste conduira au développement de l`hôpital avec une section extrêmement importante, celle d`endocrinologie.

Prof. Obregia a continué son activité à l`hôpital, sa retraite ayant lieu en 1934. C`est l`année quand directeur de l`institution médicale est nommé son disciple, Prof. Petre Tomescu (1890 – 1977).
Ce temps, l`hôpital continue son développement, et sous la coordination du Dr. Dumitru Bagdasar apparait la section de neurochirurgie. Dr. Bagdasarréunit autour de lui une équipe d`élite de laquelle font partie les docteurs Constantin Arseni, Ion Ionescu et Sofia Ogrezeanu – Ionescu. Sur Sofia Ogrezeanu – Ionescu, on sait d`être la première femme neurochirurgienne de Roumanie et, apparemment, du monde.
L`hôpital a agrandi, s`est développé, arrivant à ce jour à 18 grandes sections, plus la Chambre d`Accueil, la Chambre d`Accueil de neurologie pédiatrique, l`Ambulatoire intégré pour les services médico-chirurgicaux et la Pharmacie.
Aujourd`hui, l`hôpital porte le nom de celui qui a mis ses bases, et le mérite pour cela appartient aux académiciens Dan et Sorin Riga. Les deux réputés professeurs ont fait de nombreuses démarches dans ce sens, et par l`Ordre du Ministre de la Santé no. 342 du 4 mars 1998, comportant une triple réparation : historique, morale et de patrimoine, il s`est décidé pour que l`unité médicale de Berceni porte le nom d`Hôpital Clinique de Psychiatrie « Prof. Dr. Al. Obregia ».


