Les Bucarestois ont le privilège d’avoir même au cœur de la Capitale une bibliothèque musée où le visiteur a la chance de consulter des documents exceptionnels, des documents qui ne peuvent pas être vus ailleurs au monde. La Bibliothèque de l’Académie Roumaine est un centre info-documentaire important dans le paysage culturel national, détenant un fonds de plus de 14 millions de documents. Également, elle inclut une salle d’expositions dans laquelle une partie des valeurs de trésor sont périodiquement étalées. En plus, elle a un amphithéâtre accueillant en permanence des événements importants.
Dans un tel espace, avec une telle charge culturelle et scientifique, l’entrée est gratuite. Le visiteur a besoin de présenter une pièce d’identité et son accès est permis aux collections de la bibliothèque.
À l’aide de Bogdan Juganaru, bibliographe dans le cadre de la Bibliothèque de l’Académie Roumaine, nous avons découvert une partie des trésors abrités par le siège géant trouvé à Calea Victoriei 125.
Nous avons commencé avec la salle d’expositions « Theodor Pallady », où le public a l’occasion de visiter des collections d’art, des cartes historiques, des manuscrits très anciens, le livre rare, etc.

« La Bibliothèque de l’Académie Roumaine a un spécifique à part dans le paysage des bibliothèques bucarestoises, mais aussi dans celui des bibliothèques nationales, ayant en même temps une composante muséale (héritée depuis le temps de la Société Académique Roumaine, quand les premières donations de monnaies et de médailles ont été faites) formée d’une valeureuse et ample collection numismatique. Toujours comme un élément spécifique, B.A.R. répond aux besoins de lecture de ceux passionnés de lecture, des chercheurs, des étudiants, de toutes les catégories de gens qui désirent fréquenter une salle de lecture, moyennant un programme avec le public ininterrompu, durant l’année, comprenant les mois d’été quand les institutions similaires de la Capitale sont fermées. Ce programme est maintenu bien que l’institution se confronte avec une manque de personnel empêchant son activité », nous dit Bogdan Juganaru.
De même, dans le cadre de l’institution des travaux de recherche bibliologique sont réalisés.
« Par exemple, nous y créons une série d’instruments fondamentaux afin de retrouver l’information spécialisée, telle que les bibliographies. « La bibliographie rétrospective du livre roumain », partagé en trois catégories, incluant plusieurs tomes ; « La Bibliographie Nationale Rétrospective des Périodiques Roumaines » initiée par Ioan Bianu (le premier tome issu en 1913) et continuée à conscience, jusqu’à ce jour, par les générations prochaines de bibliographes. Le projet est arrivé au 6ème tome et continuera. Un autre travail bibliographique monumental est la Bibliographie « Mihai Eminescu », qui a été mise à la disposition du public à compter de la date de 15 janvier 2014. Par conséquent, la Bibliothèque de l’Académie Roumaine de Bucarest est une institution s’inscrivant dans la série des édifices destinés à la culture et la recherche scientifique. On n’y dépose uniquement des documents afin d’être inclus dans le flux de la lecture publique, mais on crée les instruments nécessaires à leur identification », montre le bibliographe.
La bibliothèque accueille de documents valeureux
Pour ceux qui aiment tout ce que le livre offre, la Bibliothèque de l’Académie Roumaine est l’endroit idéal devant être visité sans aucun doute.
Bogdan Juganaru nous dit qu’on y trouve la première imprimerie des Pays Roumains. Il s’agit de « Liturghierul », un manuscrit imprimé dans la langue slave par Macarie. Le livre a apparu en 1508, à l’ordre du Principe du Pays Roumain, Radu cel Mare.
Également, nous y trouvons un document historique laissé par Stefan cel Mare, daté le 15 août 1499. Le document porte un sceau princier en cire rouge, lié en fil de soie.
Du fond de la Bibliothèque Roumaine fait partie aussi „Codicele Voroțenean”, un manuscrit sur lequel les sources historiques indiquent d’être l’un des plus anciens textes roumains, en texte rhotacisé, datant du XVIe siècle.
Un autre document d’exception le constitue la partition holographe du compositeur Gioacchino Rossini. Il s’agit de la partition „Mi lagenero tacendo: Canto e Pianoforte”. Le manuscrit comporte l’autographe en encre, sur des feuilles décorées avec cadre imprimé et daté le 12 octobre 1846, Bologne.
De même, il doit rappeler un portrait représentatif pour la Roumanie. Le travail est réalisé en 1601, à Amsterdam, par Aegidius Saleder, le portraitiste de l’empereur Rudolf II. La gravure „Mihai Viteazul (Michael Waivoda Walachiae Transalpinae) est arrivée dans la possession de la Bibliothèque de l’Académie Roumaine au moment quand l’institution a reçu la collection D.A. Sturdza.

Les exemples ci-dessus mentionnés représentent uniquement une infime partie des trésors accueillis par la Bibliothèque de l’Académie Roumaine.
Il s’impose de préciser que les visiteurs ont l’occasion de voir les « Manuscrits de Mihai Eminescu ». De même, ils peuvent consulter « l’Archive Alexandru ioan Cuza » ou « l’Archive Traian Vuia ».
Nous y retrouvons « la Bibliothèque de livres juridiques de Gheorghe Costaforu », mais aussi une collection impressionnante de gravure occidentale, qui a parmi les « stars » l’œuvre « Pièce de 100 guldens », réalisée par Rembrandt en 1649.
Commençons à lire!
Dans le paysage culturel roumain, les bibliothèques, indifféremment de leur dimension, représentent de véritables oasis où le livre a conservé la primauté. Bogdan Juganaru nous dit que, malheureusement, dans la société actuelle l’industrie du livre (au moins en format imprimé) souffre une baisse dramatique de l’intérêt du public.
« Sans une remise de la lecture au premier-plan de l’intérêt public, le livre ne peut pas être efficacement valorisé en Roumanie, que de la perspective de certains groupes particuliers, restreints, de chercheurs, étudiants et d’autres catégories ayant besoin de certains travaux pour les examens, la documentation, etc. Cependant, il ya d’initiatives contribuant à la stimulation de la lecture comme phénomène de masse et je mentionnerais dans ce sens les événements que les bibliothèques et d’autres institutions de culture les organisent, de type « Nocturne des Bibliothèques », où le public est attiré avec de programmes intéressants combinant les spectacles avec les séminaires sur des thèmes d’actualité, les lancements de livre avec des projections de film, etc., étant ainsi, un moyen attractif de promotion du livre au sein des visiteurs. À cette occasion, cette année, la Bibliothèque Nationale de la Roumanie a lancé, par exemple, à travers la voix de son directeur général, le projet : « Commençons à lire ! », une initiative louable, au soutien du livre. À la Bibliothèque de l’Académie Roumaine ont lieu périodiquement des visites guidées avec les étudiants de la Faculté des Lettres dans le cadre de l’Université de Bucarest, et à l’avenir, nous prenons en compte d’élargir ces activités par l’intermédiaire d’autres institutions d’enseignement supérieur. Les associations de bibliothécaires ont une responsabilité à cet égard et il ya quelques campagnes de promotion de la lecture par l’Association des Bibliothécaires de Roumanie qui les déroulent depuis quelques années. Je rappelais : „Ciclobiblio”, une campagne combinant le cyclisme avec la lecture, où les bibliothécaires – cyclistes, dans leur trajet, promeuvent la lecture d’une manière inédite et attractive », explique Bogdan Juganaru.

La Bibliothèque de l’Académie Roumaine dépose des efforts afin de valoriser le livre, d’attirer un nombre de plus en plus important de jeunes vers la lecture en organisant d’événements de promotion du livre, par la participation aux manifestations conçues à réveiller dans la conscience publique l’intérêt pour la lecture.
Créée il ya 152 ans comme partie de la formation et du développement de l’État Roumain moderne, la Bibliothèque de l’Académie Roumaine est une institution étalon dans notre pays, mais aussi au niveau international. Durant notre visite, Bogdan Juganaru nous a témoigné que pour lui est fascinant de marcher sur les traces laissées par Ioan Bianu, de pouvoir avoir à la disposition, vers la recherche, des documents uniques, mais représentatifs pour la culture et la civilisation du peuple roumain ou pour celles universelles.


