La variété est la principale caractéristique de la région de Bucarest où le touriste peut se promener à volonté dans toutes les grandes villes du monde. Les rues portant de noms de capitale ont donné naissance à un endroit unique dans lequel l’histoire de l’architecture roumaine est révélée maisons après maison.
Nous retournons pour continuer notre voyage à travers les capitales du monde au cœur du Petit Paris. Aujourd’hui, nous avons choisi Praga (Prague), une rue qui se rencontre sur la Place Quito avec Paris et Varsovia (Varsovie).
Similaire à Strada Paris (Rue Paris), présentée lors de notre premier voyage, Strada Praga (Rue Prague) traverse la charmante place, une extrémité rejoignant Strada Atena (Rue Athènes) et l’autre croisant Strada Washington (Rue Washington). Tout au long de la rue, à l’endroit de l’immeuble numéro 4, villa avec un étage et mansarde, monument historique, Praga passe discrètement de Strada Belgrad (Rue Belgrad).
Dans un paysage assez complexe, vous pouvez vous laisser voler du désir de « sauter » d’une ville à l’autre.
Signature de l’architecte Mircea Enescu
Revenons à Praga ! Sans doute, la villa du numéro 2 ne peut pas passer inobservable. La maison semble contraster avec le reste des villas de la région, mais sans que son unicité soit dérangée. Par contre ! L’immeuble numéro 2 est le point central de cette rue tellement élégante.

La villa, encadrée dans la catégorie des monuments historiques, porte la signature de l’architecte Mircea Enescu. Ce que le rende spéciale est le style que le dernier l’a imposé à la construction, marchant beaucoup sur les détails d’influence méditerranéenne.
Contrairement aux nombreux d’autres immeubles pouvant être vus dans cette région de Bucarest, bâtis avant la Seconde Guerre Mondiale, la villa numéro 2 appartient à l’époque communiste. « Il s’agit d’un des immeubles réalisés après 1960, Mircea Enescu étant architecte actif entre 1950 – 1980 », nous explique Prof. Nicolae Lascu de l’Université d’Architecture et d’Urbanisme « Ion Mincu ».
L’air exotique et mystérieux de l’immeuble contraste avec les autres créations de Mircea Enescu. L’architecte a conçu d’objectifs industriels important. Il a imposé la ligne générale de la région industrielle Militari. Il a mis de même la signature sur la Fabrique de Radiateurs et Bains de Militari, il a conçu la Faculté de Mécanique de Cluj – Napoca. Toujours après ses plans, la Station Neptun a été développé et le Théâtre d’Été de Costinesti a été construit. Mircea Enescu a été impliqué de même dans la construction d’importantes salles de sport de la période communiste. Il s’agit de celles de Deva, de Cluj – Napoca, de Pitesti et de Iasi.
Cependant, dans cette villa de Strada Praga (Rue Prague), nous observons la plus belle signature de l’architecte Mircea Enescu.

Contrairement à d’autres rues, Praga n’est pas assez riche en « villas portant une signature ». Quelque part au milieu, au numéro 11, une autre villa monument historique, imposante, de couleur blanche, avec un étage et mansarde s’impose majestueuse. L’immeuble confère à l’endroit l’élégance et le style.
Zone dans laquelle vivaient les personnalités les plus influentes de l’époque communiste
En fait, l’élégance et le style sont les dominants de l’entière zone sur laquelle le professeur Nicolae Lascu nous dit « d’être l’une des plus luxueuses zones résidentielles de Bucarest, ayant d’immeubles d’une grande variété de l’architecture, nombreux d’eux étant conçus par les plus importants architectes de notre pays. Un nombre d’immeubles sont classés sur la Liste des Monuments Historiques ».
Marchant sur ces ruelles dominées des charmantes villas, nous ne pouvons pas nous empêcher de demander comment elles ont échappé des bulldozers communistes qui ont « rasé » des quartiers entiers de la capitale pour faire place aux immeubles communistes. La réponse nous est offerte par Professeur Lascu. Il rappelle le fait que « la zone était considérée une zone résidentielle offrant un niveau élevé de confort (zone de villas), par les dimensions des terrains (des parcelles), les dimensions des villas et, sans doute, par les propriétaires plus anciens ou récents (après 1950), certains très influents, qui ont fait en sorte que l’entière zone ne soit pas affectée par les transformations importantes. Après mes connaissances, aucun architecte chef de Bucarest et aucun plan d’urbanisme n’ont pris en compte autre chose que de maintenir le standard élevé d’habitation ».
Le désir de découvrir encore plus de cette richesse architecturale de la zone, nous pousse à revenir à Place Quito. Et, ainsi, nous partons dans un bref voyage. C’est fois-ci vers Varsovia (Varsovie).

Cachées après les arbres géants, les villas de Strada Varsovia (Rue Varsovie) combinent d’éléments d’origine néoclassique ou méditerranéenne : fenêtres arquées, balcons à quincaillerie dentelée, décorations de en maçonnerie à motifs floraux. Ces éléments peuvent être vus soit tous sur un seul immeuble, par exemple la villa numéro 7, soit distribués sur chacun des immeubles de la rue complétant la note de mystère et d’exotique de la rue voisine Praga (Prague).

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe

