Les capitales au cœur du Petit Paris (VIII) – Rue Stockholm

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Quand je vous ai montré la Rue Madrid, je vous ai promis de nous arrêter également à Stockholm. Eh bien, il est le temps de découvrir cette rue portant le nom de capitale trouvée au cœur de Bucarest.

Une accolade de la Rue Madrid, Stockholm s’intègre parfaitement dans la paix chaleureuse de ce quartier de villas qui nous mène à travers toutes les grandes villes du monde.

Les villas revêtant la région sont plus exposées comparativement à celles d’autres rues. À Stockholm, les grands arbres ne cachent plus les constructions, mais les mettent en valeur, offrant la possibilité au spectateur de mieux les regarder.

Bien que le nom de la rue vienne d’une autre partie du monde, moins solaire, mais pas moins amoureuse du soleil, à Bucarest, elle conserve l’atmosphère calme spécifique à ce coin de ville.

Architecture spécifique à la période des deux guerres mondiales

Les touches méditerranéennes sont celles offrant le charme aux immeubles construits durant la période d’entre-deux-guerres.

Une note sous-tropicale est conférée par l’immeuble du numéro 17, œuvre de l’architecte George Damian. La villa aux éléments pittoresque – méditerranéens en doses tempérées, utilisés avec succès dans la Capitale aux constructions bâties après l’année 1930, se révèle dans son entière splendeur devant le spectateur.

D’ailleurs, ce style architectural aux fortes influences méditerranéennes est un apport précieux au paysage bucarestois de l’entre-deux-guerres.

George Damian est l’un des architectes de l’époque qui a pendulé entre plusieurs styles. Son œuvre inclut des immeubles facilement encadrés dans la zone art-déco, mais également dans un style avec de puissantes touches classiques. De même, parmi les constructions conçues par le dernier, ils apparaissent de villas de type méditerranéen.

La polyvalence de l’architecte a été nécessaire, vu la période quand il a activé. Il ne doit pas oublier que nombreuses des maisons bâties à l’époque portent l’empreinte des architectes qui les ont conçues, mais en même temps respectent les souhaits des bénéficiaires.

La maison numéro 17 a la façade exposée directement dans la rue. La construction avec plusieurs étages révèle au spectateur une richesse ornementale spécifique au style méditerranéen. L’entrée dans la maison se fait par le latéral, la porte étant cachée dans une petite cour.

Celle qui retient l’attention est la façade extérieure, où l’on voit des fenêtres aux coupures abruptes, des fenêtres aux motifs conçus à adoucir la rugosité de la maçonnerie. Le charme de cette villa « style bloc » vient justement de cette richesse ornementale retrouvée sur la façade de la rue.

Un autre aspect intéressant de cette construction est la méthode ingénieuse du concepteur en ce qui concerne l’espace sur lequel l’immeuble s’étend. Bien que villa ait une empreinte assez étroite au sol, l’espace disponible aux locataires est généreux grâce au fait que le travail a été réalisé « en hauteur ».

La maison de Stockholm commence déjà à faire référence à ce qui va suivre dans l’architecture de Bucarest, les villas type bloc qui commencent à apparaître dans la Capitale. Tel qu’on observe, des solutions sont déjà recherchées pour que Bucarest puisse accueillir, dans l’espace disponible, le nombre croissant d’habitants choisissant à déménager dans la ville la plus importante du pays.

Un grand nombre des maisons conçues par George Damian entre les années 1930 – 1948 respectent ce type des constructions « à l’hauteur » qui comportaient, dans la plupart des cas, plusieurs d’appartements sur chaque étage. Bien que nous parlions d’un seul immeuble, plusieurs familles peuvent y vivre. Et cela s’est même produit après l’arrivée des communistes.

La Rue Stockholm semble faire le passage vers le style architectural imposé après la Seconde Guerre Mondiale.

À la note exotique de la Rue Stockholm contribue également les immeubles des numéros 12 et 14. Blancs, lumineux, ils apportent les rayons du soleil au niveau de l’asphalte, ces immeubles étant le témoignage de la modalité de construire à l’époque.

Contrairement aux autres rues portant le nom de capitale, Stockholm a une superficie très réduite, mais les quelques villas que nous y trouvons permettent d’anticiper ce qui se passera à Bucarest après 1948.

Prof. Nicolae Lascu de l’Université d’Architecture et Urbanisme « Ion Mincu, nous explique le fait que « la zone formée des rues portant le nom de capitale fait partie des zones construites protégées du municipe, à travers des réglementations orientées vers la conservation du caractère de la zone et de l’architecture des immeubles. Mais, sans doute, un rôle très important dans la conservation de la valeur très importante des immeubles appartient aux propriétaires, en ce qui concerne la propreté, les petites réparations nécessaires et la restauration par l’intermédiaire des spécialistes attestés par le Ministère de la Culture ».

Nous laissons derrière nous la Rue Stockholm et nous nous dirigeons vers d’autres capitales du monde….

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe
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