L’histoire de l’hôpital qui a imposé en Roumanie le principe de l’examen médical préventif

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Le réseau de santé dont Bucarest dispose peut être fier, avant tout, d’un groupe impressionnant de spécialistes expérimentés, et ces spécialistes peuvent rivaliser avec leurs collègues de l’étranger à tout moment. Les professionnels de la santé sont la ressource la plus importante disponible dans le système de santé en Roumanie.

Grâce à ces professionnels, la médecine roumaine est connue au monde entier.

Les personnalités qui ont fondé l’Hôpital Clinique Dr. I. Cantacuzino

Aujourd’hui, nous allons parler de l’Hôpital Clinique Dr I. Cantacuzino, une unité médicale qui porte le nom du « père » de l’école d’immunologie et de pathologie en Roumanie.

Ion Cantacuzino, un médecin et microbiologiste de renom, est connu dans le monde entier pour sa méthode de vaccination anti-holistique. La « méthode Cantacuzino » est utilisée aujourd’hui dans les régions où il y a des cas de choléra. Par ses actions, le professeur Cantacuzino a permis d’introduire en Roumanie, en 1926, la vaccination des nouveau-nés contre la tuberculose. Notre pays a été le deuxième pays au monde, après la France, qui a utilisé le vaccin BCG (Bacil Calmette-Guerin).

Du nom de cette grande personnalité est lié aussi le destin de l’Hôpital Clinique Dr. I. Cantacuzino.

Les documents qui ont été conservés au fil du temps indiquent que le noyau sur lequel cette unité médicale a été construite était le Dispensaire du Travail, de la Santé et des Protections Sociales, inauguré en 1930, dans la rue Budișteanu, numéro 12. L’ouverture de ce dispensaire a été une étape importante dans la modernisation du système de santé dans notre pays. Structurée sur 11 services médicaux, l’unité a eu une activité soutenue en fournissant des consultations et des médicaments gratuits pour un nombre important de catégories sociales (étudiants, vétéranes de guerre, veuves, etc.).

L’hôpital est né suite à l’implication de plusieurs personnalités de la Roumanie de l’entre-deux-guerres.

Grace à la contribution du professeur Ion Cantacuzino à la médecine roumaine, mais aussi au développement de ce dispensaire, il a été décidé, en 1930, que la nouvelle unité de santé porterait le nom de « Dispensaire Polyclinique Central – professeur Dr. I. Cantacuzino».

Pendant ce temps, il a eu une relocalisation du dispensaire, qui, en 1932, arrive dans la rue Ioan Movilă, dans un bâtiment construit par l’architecte Ion Mincu à la demande du général Iacob Lahovary. Puis, le bâtiment a été repris par la famille Cantacuzino.

Les services médicaux gratuits sont testés

La contribution du professeur Cantacuzino se ressent aussi par le fait que le dispensaire est une véritable unité expérimentale. Ainsi, deux ans après avoir déménagé à la location sur la rue Ioan Movila, il est décidé que le dispensaire polyclinique combinera les activités de santé préventive et curative. Avant la combinaison des deux activités, le groupe de médecins du dispensaire a effectué une série de recherches en terrain qui ont finalement conduit à l’inscription dans la législation roumaine du principe de l’examen médical préventif, effectué périodiquement.

Le même groupe de spécialistes a aussi testé et analysé le problème des consultations médicales gratuites, des médicaments et des traitements. Et le résultat a été l’inclusion par la loi de soins médicaux gratuits pour les patients sans moyens financiers.

L’unité médicale s’est beaucoup agrandie, de nouveaux bâtiments ont été construits pour la desservir et en 1934 elle a été transformée en Hôpital Central « Dr. I. Cantacuzino ». C’est l’année de la naissance de cette unité médicale d’élite en Roumanie.

Pendant ce temps, le nom de l’hôpital a subi de nouveaux changements, de sorte qu’aujourd’hui il sera connu comme l’Hôpital Clinique « Dr. Ion Cantacuzino ».

Les 86 ans d’histoire du service de santé sont marqués même ce mois et rappellent le développement important que l’acte médical ait subi.

Actuellement, l’hôpital est structuré comme suit: Section clinique médecine interne I – 50 lits, Section clinique médecine interne II – 59 lits, Section clinique chirurgie générale I – 44 lits, Section clinique chirurgie générale II – 34 lits, Section clinique d’obstétrique et gynécologie I – 56 lits, Section clinique d’obstétrique et gynécologie  II – 26 lits, Section de néonatologie – 47 lits. Il y a aussi 18 lits dans la zone d’Anesthésie et Réanimation et sept autres lits dans le Service d’oncologie médicale.

L’unité médicale fête ce mois-ci 86 ans d’activité.

L’unité bénéficie également d’une hospitalisation de jour, d’une pharmacie, d’une unité de transfusion sanguine, etc.

En découvrant l’histoire de cet hôpital qui fait partie du réseau public, nous pouvons réaliser quels efforts ont été déployés, au fil du temps, pour que la médecine roumaine atteigne un certain niveau.

Même si cela fonctionne à Bucarest, l’Hôpital Clinique « Dr. Ion Cantacuzino » ne sert pas seulement les patients de cette ville. Ses services sont accessibles de partout dans le pays. En outre, il y a eu de nombreux cas de personnes de l’étranger qui choisissent l’unité médicale de chez nous pour subir différents traitements, dont beaucoup sont chirurgicaux.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe
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