Aida Markosian: j’aime tout à Bucarest, j’aime le goût des beignes au pavot, au sésame et à l’ail.

Arrivés pour certaines périodes de temps en Bucarest, les expatriés découvrent une autre ville lorsqu’ils voient « en personne » les réalités de la Capitale de la Roumanie. Il n’ya pas beaucoup de cas où les étrangers ont peur de venir dans notre pays, pensant qu’ils ne pourront pas s’adapter et qu’ils auront des difficultés à exercer leurs activités. Un professeur expatrié est d’autant plus inquiet, dans les conditions quand il doit gagner l’attention des étudiants. Il s’adresse à une génération en formation, et la communication peut souffrir certaines difficultés à cause des barrières de langue.

Conf. dr. univ. Aida Markosian est l’une des professeurs expatriés enseignant depuis des années dans le cadre de la Faculté de Langues et Littératures étrangères de l’Université de Bucarest. En plus, elle est l’autrice du Manuel de Langue Arménienne après lequel les étudiants de cette institution d’éducation apprennent à ce jour. De même, elle est membre étranger du département de Philologie Russe et Slave dans le cadre de l’institution d’enseignement de Roumanie.

Elle est arrivée dans notre pays grâce à un programme passé entre les gouvernements de la Roumanie et l’Arménie, visant un échange de professeurs. Elle est venue à Bucarest pour enseigner aux étudiants la langue arménienne. Et la période passée dans la Capitale de la Roumanie lui a permis de découvrir la beauté de cette ville. Chaque fois quand elle rentre dans notre pays, elle le fait avec plaisir, en se réjouissant tout le temps des trésors de Bucarest d’aujourd’hui.

Dans la période quand elle a activé dans le cadre de l’Université de Bucarest, la dernière a soutenu de cours de langue russe pour les étudiants au master de la Faculté de Langues et Littératures Étrangères, mais, tel que nous avons mentionné, elle a enseigné la langue arménienne, qui est un cours optionnel dans le cadre des études de licence.

« Bucarest est une ville chaleureuse »

Le professeur renommé a accepté de partager avec les lecteurs Ordinea Zilei quelques impressions sur la période passée en Bucarest, mais aussi sur la façon dont elle sent la ville, chaque fois quand rentre dans la Capitale de la Roumanie.

« Je me suis adaptée très vite à la vie de Bucarest. Immédiatement que je suis arrivée en Roumanie, je me suis rendue compte d’aimer beaucoup la ville. En fait, j’aime votre pays. Bucarest est un endroit très chaleureux et me suis rappelée de ma patrie, d’Arménie », nous déclare Conf. dr. univ. Aida Markosian.

Il doit mentionner qu’Aida Markosian ne parle pas la langue roumaine, mais cela n’a pas constitué un obstacle pendant la période quand elle est restée dans notre pays. Bucarest est une ville parfaitement adaptée aux réalités internationales, et les étrangers s’intègrent facilement, même s’il ya certaines barrières de langue pouvant leurs créer de problèmes. L’ouverture des bucarestois vers ceux venus de dehors des frontières est grande, et les expatriés disent qu’un tel comportement leur donne la possibilité de s’intégrer facilement dans la société.

Un musée en air libre

Pour la professeure arménienne, Bucarest a été un vrai musée en air libre, où elle a eu la possibilité d’accomplir son désir d’exploitation.

Quand elle ne se trouvait pas au milieu des étudiants, elle était très heureuse de se promener par l’Ancien Centre, par « l’ancienne ville », tel qu’elle aime le nommer et découvrir les bijoux architecturaux. De temps en temps, elle s’arrêtait pour se reposer à un café ou un restaurant de la région. Elle ne s’est jamais sentie étrangère, par contre, elle a eu l’impression tout le temps d’être « à la maison », Bucarest ayant le don de lui soulager la nostalgie d’Erevan, sa ville natale.

Les étrangers aiment se relaxer dans les parcs de la ville lorsqu’ils sont à Bucarest.

Un autre endroit duquel elle est tombée amoureuse a été le Parc Roi Mihai I, qu’elle l’a connu sous le nom de Parc Herastrau. Elle aime cette zone de Bucarest où la nature est tellement présente.

Lorsqu’elle souhaitait un moment de paix, elle se dirigeait vers ce parc et se perdait dans son immensité. Elle retient encore le parfum des arbres fleuris le printemps et les couleurs enchantant le spectateur à chaque pas.

Et aujourd’hui, lorsqu’elle repense aux moments vécus en Roumanie, elle sent le goût des beignes au pavot, au sésame et à l’ail mangés chaque matin dans sa route vers la faculté. « Même si j’ai des endroits aimés, je peux affirmer de tout mon cœur que j’aime tout à Bucarest. J’aime le goût des beignes au pavot, au sésame et à l’ail. La ville est parfaite telle qu’elle est, et le seul changement fait sera celui lié de propreté. Je désirerais pour que la ville soit plus propre », nous a dit Aida Markosian.

La Place de l’Université est un autre endroit favori de Bucarest, comme il est d’ailleurs l’entière région autour de la zone Unirii.  Si dans la Place de l’Université, elle arrivait chaque jour, lorsqu’elle avait de cours avec les étudiants, dans la zone Unirii, elle allait dans les moments quand ses amis d’Arménie venaient la visiter et elle allait avec eux pour voir l’immensité du Palais du Parlement. En plus, elle y arrivait pour faire des achats.

Cependant, pour elle, la Place Unirii reste un objectif touristique important de Bucarest et pense que les étrangers arrivant chez nous ne devraient pas le rater. Le Palais du Parlement est un symbole de Bucarest, et la grandeur de cette construction fascine tout touriste.

Mais comme Aida Markosian est née en Arménie, à Erevan, il est naturel lorsqu’elle arrive dans une ville ayant telles liaisons avec son peuple de chercher à découvrir les endroits portant l’empreinte de la communauté arménienne. Et dans la période passée dans notre pays, elle allait souvent dans le Quartier Arménien. Elle a eu la chance de voir personnellement l’histoire de la communauté qu’elle représente. « J’ai visité souvent l’Église Arménienne. J’y passais une partie du temps libre », a mentionné le professeur universitaire.

La Langue Arménienne est enseignée après le manuel réalisé par Aida Markosian

Aida Markosian est arrivée à aimer Bucarest grâce aux gens avec lesquels elle est entrée en contact. Elle est reconnaissante à ceux de l’Université de Bucarest qui lui a permis de mettre en application un plan ambitieux, de publique, en roumain, un manuel pour enseigner la langue arménienne.

« Après avoir finalisé les cours de lycée et la faculté à Erevan, j’ai déménagé à Moscow, là où je renseigne dans le cadre des plusieurs universités. Quand j’ai reçu l’invitation de venir en Roumanie, j’ai répondu affirmativement tout de suite. J’étais déjà l’autrice d’un manuel d’enseignement de la langue arménienne pour les russes et il a été très important pour moi de venir à Bucarest et d’enseigner ma langue aux étudiants de la Faculté de Langues et Littératures Étrangères. Dans votre pays, j’ai eu l’opportunité de traduire ce manuel dans la langue roumaine aussi. Le travail a été publié par la Maison d’Édition de l’Université de Bucarest. J’espère que mon travail a contribué à l’amitié de nos peuples et au fait que Roumanie a maintenant « Le Jour du langue, de l’alphabète et de la culture arméniens ». Un autre raison pour laquelle j’ai choisi d’activer à Bucarest a été, bien sur, la présente de diaspore arménienne de Roumanie », soutient Aida Markosian.

La première partie du Manuel de Langue Arménienne a été publié en 2013, les autres deux tomes apparaissant les années prochaines.

Conf. dr. univ. Aida Markosian a commencé à renseigner la langue arménienne à l’Université de Bucarest en 2011 et au cours des plusieurs années, elle s’est impliquée activement dans le système éducationnel de notre pays. Elle est impliquée même à ce jour, en figurant, tel qu’on a mentionné, en tant que membre étranger du département de Philologie Russe et Slave dans le cadre de la Faculté de Langues et Littératures Étrangères.

Aida Markosian adore visiter le Parc Herastrau.

Dans le cadre de la discussion portée, j’ai prié Conf. dr. univ. Aida Markosian de nous parler un peu sur l’impression faite par l’enseignement supérieur de notre pays.

Vu qu’elle enseigne à une série d’universités de Moscow, la professeure connaît très bien le système d’éducation russe. Lorsqu’elle est venue à Bucarest, elle a eu la possibilité de découvrir une certaine similitude entre les deux pays. « L’enseignement de Roumanie est similaire à celui de Russie. Mon avis est qu’il doit être modernisé afin de répondre le mieux aux changements de nos temps », pointe la professeure.

Aida Markosian est l’un des expatriés ayant la chance de vivre à Bucarest et de découvrir par les expériences accumulées une ville diverse, où les étrangers sont acceptés sans réserves. La professeure universitaire s’est intégrée facilement grâce à la communauté arménienne assez puissante en Roumanie. Dans notre pays vivent 5.000 d’arméniens environ formant un segment très impliqué dans la société.

Cette année, le 12 octobre, il a été fêté pour la première fois « le Jour de la langue, de l’alphabète et de la culture arméniens ». En fait, à cette date, au monde entier, sont célébrés les premiers créateurs de culture arménienne. Il s’agit de ceux qui, il ya 1.500 ans, ont utilisé pour la première fois l’alphabète arménien.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe

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